| |
MANDRAKE
le magicien
Mandrake,
personnage de bandes dessinées américain, magicien
aux pouvoirs extraordinaires imaginé en 1934 par le scénariste
Lee Falk et par le dessinateur Phil
Davis. Portant habit de soirée, fine moustache, chapeau
haut de forme et cape noire doublée de rouge, Mandrake
est un élégant prestidigitateur aux dons fabuleux,
dont les aventures mêlent le mystère au fantastique
le plus extravagant. Accompagné de son fidèle Lothar,
roi africain à la stature colossale et à la force
surhumaine, il mène une croisade inlassable contre les forces
du mal, que seule sa passion inavouée pour Narda, ravissante
princesse d'origine balkanique, peut lui faire un instant oublier.
Publiée de façon quotidienne puis hebdomadaire dans
la presse américaine, la bande dessinée, reprise par
Fred Fredericks à la mort de
Phil Davis en 1964, connut un succès
mondial. Elle fut popularisée en France par le Journal
de Robinson et le journal de Mickey.
Le
mot "Mandrake" signifie en anglais "mandragore"
qui est une plante à laquelle on attribue des pouvoir de
sorcellerie (qui était censée pousser au pied des
gibets, fécondée par la semence des suppliciés).
Il existait réellement à cette époque un prestidigitateur
canadien nommé Mandrake (on ignore son véritable patronyme).
Mais il semble que ce soit une coïncidence. Lee
Falk ignorait alors son existence et avait crée son
héros par un amalgame entre les illusionnistes les plus populaires
auprès des enfants. Plus tard, Phil
Davis ayant rencontré le magicien de scène,
aurait modifié quelque peu son personnage dessiné
pour qu'il ressemble davantage à l'artiste vivant.
Parallèlement
l'épouse du Mandrake réel
aurait pris par la suite le pseudonyme de Narda (qui était
la fiancée du héros de B.D.). Après son divorce
le magicien épousa une ancienne partenaire d'Harry
Blackstone avec laquelle il eut un fils qui se produisit
sous le nom de Lon Mandrake. Il exista
également un escapologiste mexicain (Albertino
Sobrino) qui adopta le pseudonyme de Mandrake.
En France, un illusionniste prit le nom de Mandrax
et le "look" du célèbre magicien de papier.
Il y eu, dans les années 50, un "Mandrac"
(Jean Charbonnier) qui se produisait
dans la région de Lille.
Mandrake
Un magicien? Sans doute, puisqu'il peut traverser les murs quand
on lui refuse d'entrer par la porte. Son créateur l'américain
Lee Falk, précise toutefois qu'il
n'y a là aucun pouvoir surnaturel, mais seulement de l'hypnotisme
et de la suggestion. Mandrake a simplement
fait croire à celui qui lui barrait l'entrée qu'il
y avait un trou dans le mur... alors qu'il est tout bonnement passé
par la porte.
Ces
facultés extraordinaires, Mandrake
les met au service des bonnes causes, et par là il se rattache
à la grande famille des redresseurs de torts.
Le
thème favori de Mandrake consiste
à lutter contre tous les excès, le despotisme en étant
un exemple. Le pouvoir qu'il détient vient de source orientale,
et c'est donc un peu de sagesse asiatique que Lee
Falk a introduite dans le monde des bandes dessinées. |
|